A Cœur Ouvert

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À cœur ouvert

Il y a un début à toute chose, et également une fin.
J’ai pris longtemps avant de pouvoir étendre mes sentiments sur des lignes, comprendre l’impact que je souhaitais donner. Mais finalement, il fallait une vérité non pas selon mes pensées, mais celle qui, pour toute personne, serait la vérité.

Je ne souhaite en aucun cas faire de ce livre une vengeance, mais apporter une pierre à l’édifice, afin que ceux qui traversent des moments difficiles, des situations compliquées, sachent qu’il y a une lumière au bout du tunnel. De même, que les personnes qui agissent dans l’ombre comprennent que nous sommes déterminés à faire éclater la vérité dans son ensemble.

Si je dois perdre quelques plumes dans mon envol, que cela soit fait, tant qu’une âme peut être guérie ou trouver du réconfort dans ces quelques mots. Cela devient alors l’idéal, et mon objectif est atteint.

Je ne viens pas seulement soulager mon cœur ou faire un mea culpa, mais je dépose aussi mes erreurs et mes fautes afin que d’autres puissent également en sortir bénis. Si Dieu m’a mis à cœur cet ouvrage, qu’il soit bénéfique pour tous.

L’écriture m’a appris à pouvoir formuler, m’exprimer d’une manière particulière. Je peux, sans ouvrir la bouche, déclencher un retournement de situation, débloquer une porte, solutionner un problème. La puissance des mots dans la vérité est sans limite. Alors je vais me donner à cœur joie dans cet exercice. Ainsi, j’ouvre mon cœur en cette première page.

J’aurais pu ou j’aurais dû, certains diraient consulter en vue des événements qui me sont arrivés. Mais il n’y a pas de meilleure oreille que celle du Seigneur. J’ai pris du temps à ouvrir mon cœur, après le conseil d’une grande sœur. J’ai appris à « déchirer mon cœur » dans la louange et la prière. Cela a libéré mon esprit d’une manière particulière.

L’amour est la source principale de mes mots : celui que je reçois et celui que je donne. Chaque fois que mon cœur s’accorde avec une personne, je découvre une facette de ma personnalité que je vois se développer. L’apport bénéfique des bonnes personnes est essentiel, tant sur le plan social que spirituel.

Mes yeux se sont ouverts sur plusieurs sujets que nous aborderons ensemble. Je ne pensais pas avoir la force de pouvoir en aborder certains, mais cela fut nécessaire pour faire reculer certains agresseurs. Il est important d’effectuer une prise de hauteur afin de rester dans la sagesse et le respect des récits qui seront faits : un témoignage véridique, sans langue de bois.

Je ne me sens pas tout-puissant derrière mon clavier, mais je crois qu’ensemble, nous serons cette force qui vaincra toute peur et toute crainte d’avancer après les épreuves traversées.

Voici le souhait de mon cœur pour cet ouvrage, lorsqu’il prendra fin : qu’une seule personne, ne serait-ce qu’une, en ressorte changée. Que son âme et son esprit soient touchés par ces quelques mots. Certains l’ont fait pour moi à travers leur témoignage ; je pense que le flambeau doit être transmis de génération en génération si nous voulons préserver nos vies et celles de nos enfants, pour le bien de tous.

Il est temps de remettre l’Église au milieu du village, par tous les moyens, afin que le message soit entendu de tous.
Sur ces quelques lignes, je vous souhaite à tous une bonne lecture, et que nos cœurs restent toujours ouverts à une parole d’amour et de vérité.
Soyez bénis dans la joie de notre Père céleste.

Jean 3:8
Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de quiconque est né de l’Esprit.

Jean 3:31–32
Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre et parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, et il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu ; et personne ne reçoit son témoignage.

 

#Godson

 

 

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La Conversion

En fonction de la religion que nous pratiquons, la méthode peut varier, et les circonstances aussi. Je ne sais pas si je peux appeler cela une véritable conversion, vu que je suis né dans la mienne, éduqué selon les principes du christianisme. Ayant des parents à responsabilité spirituelle, cela donnait un cadre assez strict, ce qui engendrait des valeurs et une autre perspective de la vie. Est-on meilleur pour autant ? Non. Mais nous avons simplement de bons outils pour faire face aux épreuves de la vie.

Sachant qu’elle berce notre existence, notre compréhension devient plus large avec le temps et l’expérience. Cela permet de comprendre l’attitude à avoir envers Dieu au moment où nos genoux touchent le sol. Il est bon de comprendre que les erreurs ne sont pas forcément des fautes, et que les conséquences ne sont jamais les mêmes. Chercher sans cesse une meilleure intimité avec le Père céleste faisait partie de ce que nous avions reçu. Je tiens à le souligner : cela ne préserve pas d’être mouillé en cas de pluie, mais permet de savoir comment être sec plus rapidement afin d’avancer. Parfois, je dis bien parfois, si cela est dans sa volonté, il te prévient d’une pluie à venir et tu restes à l’abri.

Il existe une connaissance des Écritures qui diffère selon les parcours. J’ai vu des amoureux des Écritures en connaître bien plus que ceux qui ont grandi dedans. Quand on aime réellement notre Seigneur, on est sans cesse dans cette recherche de sa présence, ce qui pousse à entrer de plus en plus en profondeur dans les Écritures.

Cela étant dit, j’ai connu plusieurs parcours dans ma vie, à travers différentes épreuves et pièges. Mais je fus étonné par celui-ci, qui me mena à la décision de suivre le chemin de la croix sérieusement. Alors, j’ouvre mon cœur.

J’étais en période d’études. Je copulais à cette époque comme si chaque saison m’appartenait. J’étais attiré par une demoiselle, une beauté sans pareille, et l’attirance était partagée. Les échanges de regards devenaient de plus en plus persistants et perturbants. Je le sentais : quelle erreur. Je n’étais qu’un de plus dans son tableau de chasse. Inversement, à cette époque, je vivais une jeunesse folle et sans limite.

À notre premier rendez-vous, nous n’avons pas échangé beaucoup de mots. Je me retrouvais déjà à parcourir les courbes de son corps. Pour dire vrai, une parenthèse fugace dans ma vie, mais appréciée par nous deux. Puis nous avons donné suite à un autre rendez-vous. Ce fut encore plus intense, une harmonie sur une note parfaite, le temps d’une prestation qui marqua nos esprits.

Nous avions prévu, une fois de plus, de remettre le couvert. Lorsque la date arriva, nous avons bien sûr très peu discuté verbalement. Nos corps ne faisaient plus qu’un dès le passage de la porte de ma chambre. Elle avait tous les atouts pour vous faire perdre la tête. Après avoir terminé nos aventures physiques, nous sommes restés un moment l’un dans les bras de l’autre.

La naïveté de cette époque ne pouvait pas me permettre de comprendre les pièges et les manigances, sachant que je ne rejette rien sur le dos de qui que ce soit, car cela restait mes décisions. Je vaquais à mes tâches ménagères lorsque le pot aux roses fut découvert par l’un de mes parents. Une telle créature nue dans mes draps fut comme un volcan en éruption.

Cela arriva deux jours avant un départ pour un week-end de « retraite spirituelle ». Je fus étonné par sa réaction, assez calme dans un premier temps. Puis vint le silence : on ne m’adressait plus la parole à la maison. Cela ne me dérangeait pas vraiment, car cela m’évitait toute réelle justification. Comment justifier quoi que ce soit ? Les faits étaient bien présents, avec des preuves à l’appui.

Sachant que j’avais tellement désiré cette femme que les conséquences me passaient au-dessus de la tête, je n’avais jamais imaginé que je venais d’ouvrir une brèche de plus dans une guerre parentale qui avait commencé quelques années auparavant. Avec le recul, et en remettant les pièces du puzzle en place, ma compréhension de leurs actes envers moi fut plus claire, de même que la mienne envers eux.

Il y avait anguille sous roche, mais cela est une autre histoire. Nous voilà donc partant pour un week-end spirituel après cette mésaventure. Je vous laisse sur cette parole qui vient à mon cœur :

2 Chronicles 20:17

Vous n'aurez point à combattre en cette affaire: présentez-vous, tenez-vous là, et vous verrez la délivrance que l'Éternel vous accordera. Juda et Jérusalem, ne craignez point et ne vous effrayez point, demain, sortez à leur rencontre, et l'Éternel sera avec vous!

#Godson

 

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Le chemin de la croix.

Pour certains, cela représente une souffrance à porter. Pour moi, au contraire, c’est une délivrance. Je ne pense pas avoir réellement compris les engagements liés à ce chemin avant un certain temps. Mais avant d’aller plus loin, définissons-le : il s’agit du récit des Écritures que l’on retrouve dans les Évangiles. Les témoignages des apôtres retracent le chemin de la croix, de la naissance du Christ jusqu’à sa mort, puis la continuité de sa présence éternelle en esprit à nos côtés.Pour certains, cela reste difficile à comprendre. Alors permettez-moi de vous partager mon expérience afin d’éclairer cette compréhension.

Je venais de traverser une période de libertinage, exaltante à mes yeux à cette époque. Et me voici engagé dans un week-end organisé par l’Église où j’ai grandi, destiné aux jeunes en quête de délivrance et de stabilité. Je ne vous cache pas que l’inscription ne venait pas vraiment de moi : mon grand frère avait joué un rôle dans cette décision. Je me retrouvais donc dans un car rempli de jeunes, accompagné de certains membres de ma famille. Mon objectif était simple : passer un bon moment… et peut-être séduire quelques femmes, sachant que nous allions avoir des temps entre nous.

Le week-end commença comme tout rassemblement chrétien : par une prière. On me changea de place et je me retrouvai assis à côté d’une femme enceinte de plusieurs mois. Sans trop savoir pourquoi, je priai pour elle. Je la connaissais depuis mon enfance.

À notre arrivée, les chambres furent réparties par les responsables, ainsi que les différentes tâches. Le programme était déjà établi : moments de détente, de prière, de louange et d’activités collectives. Tout cela ne me dérangeait pas ; je voulais simplement passer un bon week-end. Je partageais ma chambre avec deux autres personnes. À peine installé, j’étais déjà en conversation téléphonique pour prévoir une prochaine relation. Mais manifestement, ce n’était pas le plan prévu pour moi.

J’avais des vues sur une femme du groupe, ainsi que des relations ambiguës avec deux autres. Aucun de mes projets ne se concrétisa au départ. Lors d’un temps de partage, une responsable vint me parler. Elle avait toujours eu pour moi des paroles d’encouragement et d’exhortation. Cette fois, elle insista sur la nécessité de marcher dans la sagesse et de rechercher la présence de Dieu durant ce week-end, comme si elle connaissait ma vie. Ses paroles touchèrent profondément mon cœur.

Pourtant, quelques heures plus tard, mes anciennes intentions revinrent à mon esprit. Je cherchais encore une occasion pour un rendez-vous nocturne. Puis vint un temps particulier de louange et d’adoration. Je n’avais jamais ressenti cela auparavant : une forme d’extase spirituelle, un alignement profond de mon cœur avec Dieu.J’ai senti un soulagement intense, un apaisement venant de l’intérieur. Une douleur profonde semblait sortir de mes entrailles. Je ne pensais pas pouvoir survivre à une telle libération. Les larmes accompagnaient cette délivrance. Ce fut ma première expérience marquante d’une manifestation aussi forte de la présence de Dieu.

Nous étions plusieurs à recevoir des paroles prophétiques, des exhortations et des encouragements. Une responsable priait pour chacun, imposant les mains et déclarant certaines vérités sur nos vies. Quand vint mon tour, l’émotion était forte. Elle représentait pour moi une figure maternelle. Je pris chaque parole avec sérieux. J’étais bouleversé par la manière dont Dieu agissait à travers elle.

Cette soirée fut inoubliable. Elle me fit comprendre l’importance de suivre le chemin de la croix, non comme une contrainte, mais comme une délivrance.Le week-end prit fin. Je n’avais pas totalement abandonné certaines de mes intentions personnelles : la jeune femme qui m’intéressait s’assit à côté de moi lors du retour en car, et une amitié naquit rapidement. Mais cela est une autre histoire.

Je souhaite vous laisser avec ce passage qui résonne encore dans mon cœur :

« Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse,

tu m’entoures de chants de délivrance. »

Psaume 32:7

 

#Godson

 

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La connaissance – Trois années de combat

elle est un don de Dieu. Elle nous permet d’avoir une compréhension d’un moment, d’une action, d’une vérité. On l’apprend à l’école, à travers l’histoire de nos pays, de nos familles, de nos cultures. Mais il existe une autre connaissance, plus profonde : celle que l’on obtient lorsque les masques tombent, lorsque le voile est déchiré et que tes yeux s’ouvrent sur la vérité qui t’entoure, et non celle que le monde a cherché à t’imposer.

C’est à travers mes trois années d’études que j’ai commencé à comprendre cette dimension.

Après avoir pris le chemin de la croix, je voulais œuvrer pour Dieu. J’étais animé par une volonté de bien faire, de réussir, de construire quelque chose de stable. J’entre en BTS avec l’idée que c’était le chemin le plus rapide pour atteindre mes objectifs. J’avais des ambitions professionnelles, des projets, et même une promesse faite au Seigneur le jour où j’ai obtenu ma place. Une promesse que, deux semaines plus tard, je ne respectais pas.

Je pensais être prêt pour le combat, mais je ne m’attendais pas au niveau de difficulté des études. Très vite, je dérive. Les amis, l’alcool, le sexe, les femmes prennent une place importante. Je tombe dans une forme de folie, une vie de libertinage qui me détourne de mes priorités. Cette dérive m’amène à rater ma première année.

Je dois recommencer. La motivation est encore présente, mais au fond rien ne change réellement dans ma manière de vivre. Un deuxième échec arrive. Je ressens le poids du regard des autres, la déception, peut-être même une certaine satisfaction chez certains. À cette époque, je ne percevais pas encore la leçon cachée derrière ces chutes. Mon seul souhait était de trouver la force de ne pas abandonner.

Je décide alors de changer de lycée, de ville, de filière, pensant que le problème venait de l’extérieur. La nouveauté attire, et je me dis que cette fois-ci sera différente. Mais le véritable combat n’était pas le lieu : il était intérieur.

Une conversation avec mon grand frère marque un tournant. Il m’explique clairement les notes que je dois obtenir pour pouvoir intégrer une licence après le BTS. Pour la première fois, je vois un objectif précis. Je décide d’attaquer cette nouvelle année avec détermination, malgré le fait que mes anciennes habitudes ne disparaissent pas totalement.

Premier semestre réussi. Des notes convenables. Je commence à me plaire dans ce que je fais. Je découvre une facilité à comprendre. Je me surprends à réviser, à faire mes devoirs, à aider mon meilleur ami lorsqu’il ne comprend pas. Cela me choque moi-même.

Deuxième semestre réussi également, et les notes évoluent. Pour la première fois de ma vie, je ressens le goût de l’apprentissage. J’aime apprendre, connaître des nouveautés, faire des recherches. Ce que je n’avais pas réussi en deux ans est accompli en une année.

Le troisième semestre arrive, lui aussi validé. Le passage en deuxième année devient une réalité. Cette victoire me donne une joie particulière. Je me sens récompensé après ce long combat. Mais au-delà de la réussite scolaire, quelque chose de plus profond s’est produit : j’ai compris que la connaissance ne se limite pas aux livres ou aux diplômes.

Elle est aussi la révélation de nos faiblesses, la prise de conscience de nos dérives, et la décision de se relever malgré les échecs.

Ces trois années ont été un champ de bataille. Entre chute et relèvement, échec et progression, Dieu m’enseignait une connaissance plus profonde que celle des études : une connaissance de moi-même, de mes limites, et de Sa fidélité.

« Deutéronome 31:8 »

L'Eternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t'abandonnera point; ne crains point, et ne t'effraie point.

 

#Godson

 

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Le respect,

Je connais très peu de mots ayant autant de définitions, il est inculqué dès le jeune âge. Une transmission tout comme un héritage, avec des principes bien ancrés. D’un pays à un autre, les codes changent, ce qui est respect ici ne l’est pas ailleurs. J’ai pour principe d’éducation qu’on ne regarde pas les aînés dans les yeux, ayant reçu cela d’une grand-mère.

Pourtant, en Occident, ne pas regarder dans les yeux son interlocuteur est signe d’un manque de respect, d’une personne désintéressée. Il en existe différents exemples comme cela, mais ce qui frappa mon esprit est la définition de la liberté que j’ai reçue lors de mon premier cours d’éducation civique au collège. Depuis, je n’ai plus jamais vu la chose sous le même regard :
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. »
Nous sommes libres de faire ce que bon nous semble, mais elle a une limite au moment où tu franchis celle d’un autre. Alors, je suis allé chercher celle du respect dans le dictionnaire pour comprendre où commençait le respect et où il se finissait.

À ma grande surprise, il ne s’agit pas d’âge, de religion, ni même de classe sociale :
« Un sentiment qui porte à accorder à quelqu’un de la considération en raison de la valeur qu’on lui reconnaît. »

Ayant pour considération mon semblable à la même valeur que moi, car notre créateur nous estima tous de la même manière, sans distinction, alors j’ai compris que certains se valorisaient plus, pensant être supérieurs à ma personne pour se permettre d’être irrespectueux. Je me suis posé la question : sommes-nous face à un manque d’éducation ? À l’absence de parents ? Mais l’éducation est faite par plusieurs facteurs : celle de la vie, parentale, scolaire, sans oublier spirituelle.

Donc, peu importe le chemin, nous sommes tous éduqués d’une manière ou d’une autre.
Alors, il m’est impossible de refaire l’éducation d’une personne dans son entièreté, mais il est dans mon pouvoir de lui inculquer les limites de sa liberté sur ma personne. Être victime d’un manque de civilité peut amener à être reconnu coupable aux yeux de la loi. Oui, nous en subissons tous, mais rien ne nous oblige à les accepter, surtout à ne pas les dénoncer afin qu’elles ne perdurent en rien. Nous sommes tous amenés, par mégarde, à commettre le mauvais pas, mais nous ne sommes pas tous adeptes à prendre plaisir à fomenter, à plusieurs niveaux, un manque total de respect vis-à-vis de notre semblable.
Alors oui, je vais vous conter certains événements qui ont marqué mon esprit plus qu’un autre, et qui ont permis que mon cœur s’ouvre :

Pour certains, ils considèrent que ce ne sont que des actes sans conséquence, mais la réalité est loin de nourrir leurs rêves éveillés. Entre l’acharnement contre la réussite de mes projets et le dévouement de ces personnes à commettre l’irréparable, le choix d’exemples foisonne entre mes doigts sur mon clavier.

Celle qui est la plus courante est celle face à ma couleur de peau dans le monde du travail. Jadis, nos curriculum vitae ne s’accompagnaient pas de photo, donc nous étions appréciés pour nos compétences, malgré nos noms de famille qui laissaient un indice pour certains, devenant un frein pour d’autres.
Le mien a des origines hébraïques, rien à voir directement avec mon pays en premier lieu. Je me rends aux entretiens physiques ou en visio après le passage « covidial » qui a ouvert une porte à cela. Lors d’un entretien, mes oreilles bien ouvertes apprécièrent la réflexion de la recruteuse : « Ah, mais c’est un noir. » Bien sûr, en aucun cas je fus accepté. Donc les compétences sont réunies, l’expérience également, sans parler des appétences et de la motivation du candidat. Pourtant, nous sommes face à une catégorie de personnes manquant de certains principes et valeurs morales de leur personne envers la mienne.
Je ne fais jamais le « Caliméro » : une porte se ferme, si cela est nécessaire, avec l’aide de DIEU, j’en « défonce » une autre, avec une détermination à te faire savoir que ta limite est atteinte.

Je ne vous raconte pas toutes les réflexions et comportements que nous pouvons subir, même si nous avons été ajoutés à une équipe pour que le quota « d’étrangers » soit réalisé. Je rends grâce à Dieu, car notre présence est remarquée tout autant que notre départ.

Ils ne le diront jamais, mais les chiffres parlent pour nous.
Parfois, nous n’avons pas besoin d’aller bien loin pour voir agir une personne avec un comportement inapproprié : il suffit de voir nos familles. Le manque de considération, car nous n’avions pas fait les bonnes études (le plan de Dieu n’est pas le vôtre, parents), pas choisi la bonne épouse (ils détruisent votre mariage), détériorent votre matériel afin de vous ralentir dans votre progression — des comportements enfantins sans queue ni tête.
J’ai espoir que Dieu dise un mot avant la fin, car si les hommes condamnent cela et non notre créateur, alors ?

« Écoutons la conclusion de tout ce discours : Crains Dieu et respecte ses commandements, car c’est ce que doit faire tout homme. »
Ecclésiaste 12v13

#Godson

 

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La jalousie

Notre créateur dit lui-même qu'il est un Dieu jaloux :
« Exode 20:5-6 – La Bible Segond 21 (S21) : Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne les serviras pas, car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. »

Alors, l'homme qui dira qu'il n’a aucune once de jalousie en lui est un menteur. De la même manière, nous sommes pécheurs, mais nous ne sommes pas soumis aux péchés.

Le sentiment de jalousie est une action de nos cœurs que rien ne nous oblige à nourrir ni à développer au point de commettre l'irréparable. Il existe plusieurs cas que l'on retrouve dans les Écritures, où nous voyons des actions menées par des sentiments, où des hommes deviennent des animaux : la barbarie et l'ignominie foisonnent à chaque coin de rue.

Effectivement, il existe une bonne jalousie : celle qui te motive, qui ne te rend pas envieux, qui te pousse à aller chercher plus dans tes performances — non pas dans le but de faire mieux qu'un autre, mais pour trouver, toi aussi, le succès dans tes projets. Car ce qui appartient au voisin, nous ne connaissons pas les sacrifices réalisés pour que Dieu lui fasse grâce. Rien ne nous garantit que nous sommes prêts à endurer ces souffrances pour obtenir ces bénédictions également.

Mon cœur a souvent épousé la jalousie jadis, fusionnant avec une possessivité maladive : une périple qui me poussa à faire face à bien des malêtres. Alors, tout mon être se ferma dans l'espoir qu'un jour, mon cœur s'ouvre à nouveau.

Elle est un poison inimaginable. Elle pénétra mes entrailles en me faisant croire que ce que possédaient les autres était mieux que ce que j'avais reçu. Toujours à en vouloir plus, cherchant à démontrer qu’être le meilleur, dans une compétitivité sans fin, était un style de vie.

Mais je fus vite déchanté, réalisant que nous avons ce que nous méritons. Alors, au regard des autres, mes yeux changèrent : je ne percevais plus leurs biens comme inaccessibles, mais comme des récompenses. Je me suis donc mis à chercher la mienne. Passer d'un état d'esprit à un autre me permettait de mieux comprendre ce que je vivais.

Mes actions, ce que j'entreprenais pendant plusieurs années, vivaient dans un échec total : organisation, prévention, rien ne fonctionnait. Lors de mes études, un homme me conseilla sur l'objectif et la manière de l'atteindre, pour être à l'abri des problématiques de l'emploi. Connaissant les barrières qui nous sont imposées, d’une part par nos origines, et d’autre part par le jugement perpétuel qui pèse sur nous depuis la libération de l'esclavage, mon esprit comprit qu'il avait déjà acquis une expérience pour pouvoir me guider ainsi.

Je me hâta alors de suivre le chemin engagé. En aucun cas, je ne pensais que cela suffirait à déclencher une suite successive de malheurs. Le diable y vit un objectif : par tous les moyens, peu importe l'instrument utilisé, l'échec de mon succès était sa principale décision.

Avec un regard plus large, de nos jours, mon pasteur m'enseigna que l'homme rend des actions, mais qu'il est guidé par deux possibilités. À nous de le savoir avec discernement.

Mais, me croyant à l'abri de tout, je vis une chute de plusieurs étages, voyant avec quelle détermination il s'engageait dans ma vie. Après avoir passé le cap des études, une vie professionnelle s'engageait dans un tumulte. Poste après poste, le problème restait le même : un sabotage sans cesse, jusqu'au jour où mon esprit me guida à trouver la source du mal.

La chute ne fut pas meilleure non plus. En regardant loin, je ne voyais pas ce qui était au plus proche. Alors, c'est une vie de prière qui commença, comprenant que je ne pouvais rien faire par moi-même, que seul notre créateur pouvait agir afin que mon cœur ne se ferme pas.

Elle demeura toujours présente, car je percevais sa présence. Mais, de nos jours, je suis équipé pour faire face.

#Godson

 

page 15

Le respect,

Je connais très peu de mots ayant autant de définitions, il est inculqué dès le jeune âge. Une transmission tout comme un héritage, avec des principes bien ancrés. D’un pays à un autre, les codes changent, ce qui est respect ici ne l’est pas ailleurs. J’ai pour principe d’éducation qu’on ne regarde pas les aînés dans les yeux, ayant reçu cela d’une grand-mère. Pourtant, en Occident, ne pas regarder dans les yeux son interlocuteur est signe d’un manque de respect, d’une personne désintéressée. Il en existe différents exemples comme cela, mais ce qui frappa mon esprit est la définition de la liberté que j’ai reçue lors de mon premier cours d’éducation civique au collège. Depuis, je n’ai plus jamais vu la chose sous le même regard :
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. »
Nous sommes libres de faire ce que bon nous semble, mais elle a une limite au moment où tu franchis celle d’un autre. Alors, je suis allé chercher celle du respect dans le dictionnaire pour comprendre où commençait le respect et où il se finissait. À ma grande surprise, il ne s’agit pas d’âge, de religion, ni même de classe sociale :
« Un sentiment qui porte à accorder à quelqu’un de la considération en raison de la valeur qu’on lui reconnaît. »

Ayant pour considération mon semblable à la même valeur que moi, car notre créateur nous estima tous de la même manière, sans distinction, alors j’ai compris que certains se valorisaient plus, pensant être supérieurs à ma personne pour se permettre d’être irrespectueux. Je me suis posé la question : sommes-nous face à un manque d’éducation ? À l’absence de parents ? Mais l’éducation est faite par plusieurs facteurs : celle de la vie, parentale, scolaire, sans oublier spirituelle. Donc, peu importe le chemin, nous sommes tous éduqués d’une manière ou d’une autre.
Alors, il m’est impossible de refaire l’éducation d’une personne dans son entièreté, mais il est dans mon pouvoir de lui inculquer les limites de sa liberté sur ma personne. Être victime d’un manque de civilité peut amener à être reconnu coupable aux yeux de la loi. Oui, nous en subissons tous, mais rien ne nous oblige à les accepter, surtout à ne pas les dénoncer afin qu’elles ne perdurent en rien. Nous sommes tous amenés, par mégarde, à commettre le mauvais pas, mais nous ne sommes pas tous adeptes à prendre plaisir à fomenter, à plusieurs niveaux, un manque total de respect vis-à-vis de notre semblable.
Alors oui, je vais vous conter certains événements qui ont marqué mon esprit plus qu’un autre, et qui ont permis que mon cœur s’ouvre :

Pour certains, ils considèrent que ce ne sont que des actes sans conséquence, mais la réalité est loin de nourrir leurs rêves éveillés. Entre l’acharnement contre la réussite de mes projets et le dévouement de ces personnes à commettre l’irréparable, le choix d’exemples foisonne entre mes doigts sur mon clavier. Celle qui est la plus courante est celle face à ma couleur de peau dans le monde du travail. Jadis, nos curriculum vitae ne s’accompagnaient pas de photo, donc nous étions appréciés pour nos compétences, malgré nos noms de famille qui laissaient un indice pour certains, devenant un frein pour d’autres.
Le mien a des origines hébraïques, rien à voir directement avec mon pays en premier lieu. Je me rends aux entretiens physiques ou en visio après le passage « covidial » qui a ouvert une porte à cela. Lors d’un entretien, mes oreilles bien ouvertes apprécièrent la réflexion de la recruteuse : « Ah, mais c’est un noir. » Bien sûr, en aucun cas je fus accepté. Donc les compétences sont réunies, l’expérience également, sans parler des appétences et de la motivation du candidat. Pourtant, nous sommes face à une catégorie de personnes manquant de certains principes et valeurs morales de leur personne envers la mienne.
Je ne fais jamais le « Caliméro » : une porte se ferme, si cela est nécessaire, avec l’aide de DIEU, j’en « défonce » une autre, avec une détermination à te faire savoir que ta limite est atteinte. Je ne vous raconte pas toutes les réflexions et comportements que nous pouvons subir, même si nous avons été ajoutés à une équipe pour que le quota « d’étrangers » soit réalisé. Je rends grâce à Dieu, car notre présence est remarquée tout autant que notre départ. Ils ne le diront jamais, mais les chiffres parlent pour nous.
Parfois, nous n’avons pas besoin d’aller bien loin pour voir agir une personne avec un comportement inapproprié : il suffit de voir nos familles. Le manque de considération, car nous n’avions pas fait les bonnes études (le plan de Dieu n’est pas le vôtre, parents), pas choisi la bonne épouse (ils détruisent votre mariage), détériorent votre matériel afin de vous ralentir dans votre progression — des comportements enfantins sans queue ni tête.
J’ai espoir que Dieu dise un mot avant la fin, car si les hommes condamnent cela et non notre créateur, alors ?

« Écoutons la conclusion de tout ce discours : Crains Dieu et respecte ses commandements, car c’est ce que doit faire tout homme. »
Ecclésiaste 12v13

#Godson

 

page 16

La mort

Deux simples mots suffisent à faire trembler le plus fort d’entre nous.
Elle ne prévient en rien, obéissant à une seule loi : prendre la vie.

Beaucoup vivent difficilement cette réalité.
L’acceptation du départ d’un être cher est une phase de la vie assez dure.
J’ai perdu des êtres chers, mais je n’ai pas le souvenir d’une réelle acceptation de leur mort.
Je n’étais pas dans la joie, mais je n’avais pas non plus cette douleur que je voyais chez certains.
Mon esprit a été conditionné depuis mon enfance à savoir qu’après la mort, il y a une autre vie.
C’est sûrement ce qui a atténué ma peine.

J’ai souhaité pouvoir ressentir ce que les autres vivaient, mais rien n’y faisait.
Peu importe la relation que j’avais avec la personne, cela ne changeait rien à mes sentiments face à son départ.
« Suis-je sans cœur ? » a été une de mes questions pendant longtemps.
Mais plus tard, j’ai compris que Dieu n’accorde que ce que l’on peut supporter.

J’ai donc accepté la mort comme la vie : un passage d’un état à un autre.
Alors, mon cœur s’est ouvert.

J’ai vu les dégâts qu’elle pouvait causer depuis ma jeunesse :
une famille détruite, car les morts laissent derrière eux des secrets jamais avoués,
des décisions à prendre dans le désaccord, des guerres d’héritage…
Je n’oublierai jamais le premier départ que j’ai vécu.
Encore aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine sans qu’un souvenir de lui ne me revienne.
C’est souvent un sourire plutôt que des larmes.
Certains traits de son caractère me sont parvenus — le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre.

Mais parlons de son effet dans ma vie pour comprendre qu’il existe des morts non prévues mais provoquées.
J’ai connu plusieurs nuits où mon esprit accordait une danse à la mort,
dans l’objectif d’en être le meneur.

Parfois, je me réveillais en sursaut, ayant échappé de peu à la fin de ma vie.
Ce sentiment d’être étouffé en plein sommeil, de sentir son corps ne plus répondre à sa volonté,
le cerveau qui réclame une action, mais plus aucun muscle ne réagit…
Une respiration après l’autre, la seule que je maîtrise à ce moment-là.
Comme paralysé, mais conscient — entendant, ressentant la chaleur ou la froideur de la pièce.

Puis vient le mot de délivrance : « Jésus ».
À ce nom seul, les premières réactions reviennent : un doigt bouge,
puis soudain la liberté — mon corps reprend ses activités,
les battements du cœur, la respiration, le mouvement.
Une impression de sortir d’un coma artificiel.

J’ai compris que cette mort-là n’était pas inscrite dans le plan de Dieu.

À cette époque, mes nuits étaient très courtes.
Je consommais de la drogue, je dormais rarement plus de quatre heures par nuit,
tout en travaillant dans un métier physiquement exigeant.
Mais la main de Dieu ne s’est jamais éloignée de son enfant.

Puis ces nuits ont cessé.
Pensant avoir remporté la victoire, je croyais que c’était dû aux produits stupéfiants,
et j’ai augmenté ma consommation pour apaiser mes nuits —
oubliant que c’était Jésus qui m’avait délivré.

La mort passa alors par une autre porte, puisque celle-ci était fermée.
Un esprit de suicide venait à moi dans les moments de solitude.
Plus d’une fois, j’ai entendu le diable me murmurer à l’oreille,
me montrant toutes les manières d’en finir avec mes souffrances.

Plus d’une fois, j’ai attenté à ma vie inconsciemment,
mais la main de Dieu est restée sur moi.
J’ai pris conscience qu’il fallait réduire ma consommation de produits illicites,
jusqu’à l’arrêt total.
Une autre porte de ma vie venait de se fermer.

Alors, l’ennemi employa d’autres chemins — plus spirituels, mais bien réels.
Des personnes cherchaient à me nuire, entre complots et sorcellerie.
Mais tous leurs plans échouaient, encore et encore.

Alors, la peur de la mort m’a quitté.
Je n’ai plus eu peur de perdre la vie le jour où j’ai compris que je n’en avais aucun contrôle.

Les choses ont changé quand j’ai lu les histoires des hommes de Dieu,
voyant ce qu’ils avaient traversé.
J’ai compris que je n’étais qu’à la Genèse du chemin.

Le Seigneur m’a fait comprendre qu’Il donnait les armes nécessaires pour faire face à la mort
quand elle ne vient pas de Sa volonté :
la prière, le jeûne, la méditation et le discernement.
Ce sont les piliers d’une vie spirituelle guidée par Son Esprit.

Et si mon jour devait arriver, alors voici ce qu’Il dit :

1 Thessaloniciens 4:16
Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange,
et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel,
et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

#Godson

 

page 17

L’infidélité

Ai-je vraiment besoin de définir ce mot ? Beaucoup diront que cela ne les concerne pas. Alors, je tiens à mettre l’église au milieu du village très rapidement :
Jean 8:7
« La Sainte Bible par Louis Segond 1910 (LSG) : Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. »

Malheureusement, j’en recevrai après cette page. Nous pouvons voir comment l’homme peut être hypocrite envers lui-même. Certains couples ont défini leurs propres règles. Je ne suis pas là pour juger ce qui est bon ou mauvais, juste pour vous dire la vérité. Je vous laisse discerner ce qui peut détruire une vie ou la construire. Les valeurs et les codes diffèrent, tout comme notre éducation en tout point. Alors soyez maître de votre destin, avec Dieu pour guide. Me voici donc dans une position où mon cœur est ouvert :

Certains disent que cela est générationnel, un héritage diabolique fondé dans des cérémonies ou des pratiques occultes. Je ne pourrais jamais justifier le manque de respect envers une femme, car nous sommes maîtres de nos actions. Mais cela a commencé dans ma jeunesse. Il a fallu une première déception amoureuse pour devenir une personne sans principes.
Je pense qu’il y a un âge pour comprendre l’amour. Avant cela, s’y aventurer cause énormément de dégâts : nous le voyons avec le suicide, la drogue, l’avortement, la mort…
Effectivement, l’amour a du sens pour celui qui comprend le sacrifice d’aimer : faire des concessions pour l’autre, apprendre à pardonner sans prendre en considération les torts ou les raisons. Une compassion, un équilibre à notre existence, un partage, une partie de nous dévoilée sans pudeur, ni crainte d’être jugée. Un besoin d’être en harmonie avec sa moitié, être considéré pour ce que l’on est sans rien attendre en retour, pouvoir se reposer sur une épaule… On parle d’un cœur à cœur.

Mais avant de saisir cela, il fallut malheureusement un passage sombre de mon existence, dans la délation corporelle sans détour, voulant goûter à tout nectar à ma portée. Les surnoms donnés à cette catégorie de personnes varient : don Juan, playboy, chaud lapin… Mais en vérité, nous parlons de débauche.

Alors, revenons à nos moutons. Après avoir essuyé les quelques larmes qui me restaient à cette époque, j’entrepris le chemin de l’aventurier : relation sur relation, enchaînant conquête sur conquête, sans vraiment connaître la satisfaction, sans aucune discrétion.
Je vous parle de ces appels interminables, jonglant avec plusieurs téléphones, parfois à en oublier le prénom de mon interlocutrice. Un répertoire « long comme mon bras », une classification de mes rendez-vous.
Si vous vous demandez si j’avais perdu la tête, la question a déjà sa réponse. Mais j’y trouvais un plaisir à batifoler avec ces femmes.

Je fus surpris que, malgré les années passées et un désir d’être loyal, cherchant le bonheur, cette vie ne voulait en aucun cas me laisser. J’y fus impliqué encore plus profondément. Ayant des moyens plus aisés, de mobilité et pécuniaires, les frontières des villes n’étaient plus un problème.
Mais une rencontre avait changé mon désir de mettre fin à cela. J’avais trouvé une raison de me discipliner sérieusement, alors j’y mis toute ma volonté. Cette femme fut une bénédiction pour moi, l’espoir d’être « normal ».
Mais je ne pensais pas que certaines personnes viendraient mettre leur grain de sel dans une histoire qui avait pour seul objectif l’amour et rien de plus une naïveté qui me coûta cher.
Aucun faux pas de ma part, j’en fus moi-même étonné. Un combat contre mon propre désir pendant des mois, pour qu’à nouveau une déception transperce mon cœur. Je ne l’avais pas vue venir : une trahison venant de mon propre camp.

Cela suffit à me faire basculer très rapidement dans ma vie d’avant, pensant que c’était mieux ainsi : aucune attache, « une vie en roue libre ». Je vais résumer, sinon c’est tout un livre sur l’infidélité que je devrais écrire.

Mais ce qui m’a le plus frappé, ce sont mes engagements non respectés : des collègues qui deviennent des maîtresses, des soirées entre « potes » qui deviennent des orgies, des rendez-vous repas qui se finissent à l’hôtel, des conversations téléphoniques qui s’arrêtent au pas de la porte…
Sans parler de toutes les idées qui nous viennent, très créatives, pour trouver des lieux où fomenter nos débats sexuels. Nous devenons les pires menteurs que la terre ait portés : des excuses pour tout les retards, les absences, le téléphone qui sonne, les prénoms féminins qui deviennent masculins dans le répertoire, les textos qui deviennent des sextos…

Mais où est la limite de l’homme envers la femme ? C’est la question à laquelle j’ai voulu répondre.
Voici la réponse qui a changé ma vie :

1 Corinthiens 6:9
« Ne savez-vous pas que ceux qui pratiquent l'injustice n'auront aucune part au royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : il n'y aura point de part dans l'héritage de ce royaume pour les débauchés, les idolâtres, les adultères, les pervers ou les homosexuels, ni pour les voleurs, les avares, pas plus que pour les ivrognes, les calomniateurs ou les malhonnêtes. »

#Godson

 

page 18

L'infidélité – Partie 2

1ère phase : les conditions

Comme tout accord, elle repose sur un fonctionnement défini par les deux parties : les libertés possibles l’un envers l’autre, la planification des échanges, le mode de communication, les messages, les appels (et leurs horaires), ainsi que le choix du réseau social, afin de créer un semblant de discrétion.
Il faut parfois avoir un deuxième téléphone, voire un troisième pour certains. Vient ensuite la préparation du mensonge, au cas où le conjoint ou la compagne viendrait à découvrir tout ce stratagème.

Une fois que tous les détails sont établis, arrive la phase des rendez-vous : trouver un lieu pour se voir, souvent défini selon le temps de travail, les jours de repos, les changements de planning, les déjeuners, les jours de congé, les grèves… Tout est bon pour obtenir du temps à deux.

Bien sûr, les termes de la relation sont précisés selon leur choix : purement sexuelle, avec ou sans romance, avec parfois de petits cadeaux.

2ème phase : le lieu de vie

Il faut préparer notre « zone de couple ». Une atmosphère toxique s’installe, une distance naît très vite afin de pouvoir tromper avec une « meilleure conscience », en se donnant des excuses à ces actes.

Tout cela se met en place dans l’inconscient dès la phase de séduction, puis devient conscient avec le désir de débauche, l’envie de « mettre du piment » dans sa vie. Il y a une excitation propre au péché que Satan anime.

On fait alors quelques tests pour vérifier si notre partenaire est vigilant : on laisse traîner le téléphone, on ajoute de nouvelles personnes sur les réseaux, on enregistre des collègues (hommes ou femmes) dans le répertoire alors qu’on ne leur parle même pas au travail. L’objectif est simplement de détourner les soupçons.

Mais on oublie qu’en vivant avec quelqu’un, il perçoit le moindre changement de comportement en un instant. Avec ou sans preuve, ce n’est qu’une question de temps.

3ème phase : la mise en plan

Voici venu le premier rendez-vous après de multiples échanges, peu importe le mode de communication. Cela peut être une simple « partie de jambes en l’air » ou un restaurant banal pour ne pas paraître trop « couple », voire une sortie dans une autre ville pour éviter les regards.
Mais on oublie que Dieu, Lui, voit tout.

Après le moment de plaisir vient une joie fugace sur le chemin du retour. Pourtant, une fois la porte franchie, un changement d’attitude s’opère : reproches, disputes, violence, consommation d’alcool ou de drogue… L’objectif de Satan est atteint : la partie faible a cédé, et il agit de la même façon depuis la Genèse.

Souvent, nous critiquons Ève, mais plus de 200 ans plus tard, nous ne faisons pas mieux.
Les rendez-vous s’enchaînent, les rapports aussi, et la relation conjugale devient chaque jour plus toxique.

4ème phase : le déni

Il me faudrait un livre entier pour décrire cette étape. Nous croyons vivre notre meilleure vie : deux, trois, parfois quatre ou cinq personnes dans nos vies, gérées comme une entreprise.

Mais dans cette histoire, on y perd tout : crédibilité, argent, dignité, respect.
Il n’y a pas plus menteur qu’un infidèle. Les excuses foisonnent : panne de voiture, déménagement, famille à aider, réunion spirituelle (soi-disant au lieu de culte)…

En réalité, nous sommes en train de détruire notre couple pour satisfaire un désir charnel. Mais à cet instant, nous sommes aveuglés  jusqu’au jour où nous sommes pris la main dans le sac.

5ème phase : les preuves

Car oui, tout finit par se savoir. Le jour où l’infidélité commence, le partenaire le ressent déjà.
Dieu ne laisse personne dans l’ignorance : il donne toujours des signes à discerner.

Avant même la découverte, l’infidèle fait passer l’autre pour un(e) fou/folle, imaginant tout, soupçonnant à tort, cherchant la petite bête, voire accusant l’autre d’infidélité. La méchanceté devient alors monnaie courante.

Je dois m’arrêter ici, mais je souhaite vous laisser ces quelques « secrets » :
Après avoir connu plusieurs femmes dans des périodes où je n’étais pas célibataire, j’ai constaté que le schéma restait toujours le même : une fois pris, je trouvais une nouvelle raison de recommencer, espérant ne plus me faire attraper.
Une boucle sans fin, sans réelle volonté de changer.

On ne mesure jamais l’impact psychologique qu’on provoque : on détruit une vie, parfois deux.

Alors, je vous laisse sur ce verset qui a frappé mon esprit pendant l’écriture de ces lignes :

Hébreux 13:4
Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure,
car Dieu jugera les impudiques et les adultères.

#Godson

page 19

La Toxicomanie ,

Nous sommes malheureusement beaucoup à connaître une dépendance qu'elle soit vouée à la drogue, la nourriture, le sexe, l'argent… le contexte où notre inconscient s’attache à un élément matériel, physique ou psychologique afin de pouvoir avoir une satisfaction est bien réel, les étapes sont multiples et chaque personne vit son épreuve différemment, que ce soit au niveau de l'acceptation ou du rejet de la situation ainsi que de la phase de guérison.

Plus nous luttons contre notre personne, plus le combat dure car effectivement, ce n'est pas notre combat mais celui de Dieu. Le temps que notre conscience soit activée les années peuvent en découler, alors j'ai appris à ouvrir mon cœur, me voilà prêt à vous en conter les récits :

Je me trouvais dans ma dernière année de collège lorsque j’ai fumé pour la toute première fois, nous étions quatre réunis, un groupe d'amis, à vouloir essayer de s’échapper de ce monde d'une manière ou d'une autre. Après les cours, nous avons trouvé un qui serait allé chercher ce qu'il faut, ce n’était pas réellement une cigarette mais une feuille de tabac vert marron avec un petit nœud rouge.

À la première bouffée de fumée le regret fut plus immense que la satisfaction, j'avais voulu connaître la sensation, une déception inimaginable à me demander comment les adultes pouvaient passer leur journée à consommer du tabac. Puis les mois ont passé, je me suis plus dirigé vers les boissons alcoolisées Paul Rémy, Muscador. On se réunissait de la sorte avec une bouteille d'alcool et de quoi consommer en tabac. À cette période nous ne sommes pas encore à la phase plus compromettante, mais cela étant dit pour des collégiens un cap est dépassé depuis bien longtemps ;

Alors, ma première année de lycée fut réellement le départ de cela, première vraie cigarette, une expérience que je n’oublierai jamais de ma vie, des maux de ventre avec vertige s'emparèrent de ma personne, cela dura plusieurs minutes, alors je m'allongeai au sol afin que la terre s'arrête de tourner. Certains penseront que cela aurait suffi à me freiner, oui dans les 1ères semaines je n'y voyais pas le besoin d'expérimenter une telle situation. Plus les mois passaient, mon cercle d'amis grandissait, fumeurs et non-fumeurs. Nous avions notre propre « équipe » chaque matin à nous retrouver, discuter, rigoler avant de commencer les heures de cours.

De fil en aiguille, je me retrouvais à fumer sur mon premier « joint », l'effet était euphorisant et une fatigue suivit, j’avais cette sensation d'avoir une deuxième personnalité qui prenait place, plus « cool », moins regardante sur les situations, certains diraient une « zen attitude ». Alors commença une consommation occasionnelle à régulière, quelques « taf » avant les cours si possible, après la cantine et voire en fin de journée. Je n'étais pas encore dans la phase de me procurer moi-même ma propre consommation. Quand ma dépendance se fut plus grande j'ai compris que je ne devais plus compter sur les autres pour me fournir ce dont j'avais besoin ;

Trouver un fournisseur ne fut pas la chose la plus difficile que j'ai eu à faire de ma vie, peu importe la ville ou le lieu où je me trouvais dans mon secteur, je savais où je pouvais me rendre pour trouver ce dont j'avais besoin. Alors je suis passé du simple fumeur d'un « joint » voire trois par jour à celui qui en consommait un toutes les heures, cherchant la moindre pause scolaire pour fumer. Cette consommation fut vite ralentie par mes moyens financiers, mais quand nous décidons de faire le mal, le diable nous donne toujours une solution pour y parvenir, de même notre Seigneur a un plan pour nous extirper du fumier dans lequel nous sommes pétris ; je vous laisse sur ces quelques lignes avec un passage des Écritures :

Jacques 4:7
Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. 

#Godson

page 20

LA TOXICOMANIE 2

Le plan du Seigneur était parfait, faut-il encore le comprendre dans la mesure où j'avais les mains et les pieds liés dans une consommation quotidienne. Je ne voyais pas encore la lumière au bout du tunnel, ce qui était une passion récréative est devenu un besoin vital journalier. Je ne me voyais pas passer une journée sans avoir ma dose "chite". Malgré ma venue dans le monde du travail après les années de lycée passées, cela ne fut qu'une descente en enfers, alors mon cœur s'ouvrit :

Dans les premiers temps, je suis resté simplement à la consommation de tabac : « une clope » à la pause, « une clope » après manger, ainsi qu'une après le travail ; certaines sont presque chronologiques, je dirais, un rituel constant. Mais cela ne suffisait pas à mes besoins. Un premier  joint  sur le chemin avant le travail pendant ma période de formation, puis un autre en rentrant au domicile.
Une époque où mon esprit était faible et mon intellect amoindri, cela ne me dérangea en aucun cas dans ces moments-là tant que je pouvais retenir le nécessaire pour effectuer ce que j'avais à réaliser. Je fonçais tête baissée. Je calmai légèrement ma consommation car je rentrais en phase du poste que j'attendais. Je devais être dans une maîtrise de mes capacités afin de saisir l’ampleur des responsabilités que j'allais effectuer. Je me suis retrouvé à gérer des équipes à travers plusieurs entreprises, ayant plusieurs objectifs clés pour y réussir dans le cadre de mes responsabilités.

Ma consommation venait à se ralentir en vue du poste que j'allais obtenir, donc je devais avoir une maîtrise totale de mes capacités afin de pouvoir réaliser chaque tâche sans éveiller le moindre soupçon de mes responsables. Malgré cela, une fois que j'avais pris le pli, je connaissais les grandes lignes. Je me retrouvais à fumer mon premier joint après une pause déjeuner, puis à la pause de 15 minutes. Cela fut maintenu un rituel journalier.

Ce besoin d'une dose de "chite" dans les phases de descente. Maintenant, chaque moment opportun pour fumer était à trouver. Je préparais un joint spécial pour cela afin qu'il puisse durer toute la journée. À chaque moment, je me retrouvais à fumer quelques instants dessus. Vous vous demandez dans quel état je devais être : apaisé et calme.

Pourtant, le manque de compétence pouvait se voir parfois dû à mes égarements. Il est déjà difficile pour une personne lambda de faire toutes les tâches attendues, alors une personne ayant consommé de la drogue, encore plus compliqué. Mais je savais faire la part des choses… plutôt, je pensais savoir faire la part des choses. Je pense que ce qui venait à m'aider vis-à-vis de mes collègues est que je ne devais pas être le seul à consommer, vu certaines erreurs effectuées lors de leur prise de poste. Cela étant, rien ne m’arrêta, peu importe l'entreprise ou les responsabilités que j'avais.

Je me suis retrouvé un soir, après toutes ces années, à vouloir fumer, mais plus aucune drogue. Alors une cigarette roulée pour calmer ma tension, mais rien ne calma quoi que ce soit. Alors une phase de paranoïa commença, un besoin, une envie de drogue plus que toute autre chose. Une voix venait murmurer à mes oreilles un esprit de suicide, une soirée que je n’oublierai jamais de ma vie. Le vrai combat commença. Je me suis retrouvé hors de mon domicile à vaciller dans la ville en combattant cet esprit dans une nuit froide et glaciale. Dieu merci, mon désir de vivre est plus important que celui de mourir. Ce soir-là fut un point de départ à chaque victoire qui m'attendait.

Je fus guidé vers un père spirituel. Cela commença à résonner dans mon esprit et dispersa tout besoin de drogue, effectuant un travail de jeûne, prière, méditation, dans l’objectif de maîtriser mon corps et mes besoins. Une réussite totale. J'ai pris la décision de ne plus jamais consommer de drogue, cela fut bénéfique sur tous les points : spirituel, financier, physique… Je vous laisse avec cette parole du père :

1 Pierre 5 v 8
Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer.

 

#Godson

 

Page 21

La Famille,
elle se définit avec plusieurs mots. On pourrait croire qu'elle est la pierre qui soutient l’édifice, en effet souvent une bénédiction, une source de joie et de grâce dans le plan de DIEU. Contrairement au plan de l'Homme et de Satan, prêts à toute sorte de manigances afin de ralentir nos vies, il y a plusieurs types de famille : celle qu'on se crée lors de notre parcours de vie, celle que DIEU nous accorde lors de notre union avec une femme ou un homme, et celle qui naît dans le spirituel.

Elles ont toutes leur importance. Le lien du sang n'est pas un choix mais le résultat de deux êtres, imposé par la vie jusqu'à ce que la mort nous sépare ; parfois même après la mort nous sommes encore responsables de certaines choses. Mais j'ai eu un nouveau regard sur le sens de la famille et mon cœur s'ouvre :

Certains passages de ce livre accordent déjà quelques récits à mon cercle familial, mais je pense qu'il est nécessaire de soulever quelques points vitaux afin que la génération future soit plus dans la perspective mais dans l'action. Ce n'est pas un récit direct car le sujet sera abordé sous plusieurs aspects, mais les révélations ont leur importance. Dieu ne laisse pas ses enfants sans compréhension, alors cette année me permettra de me livrer avec plus de conviction dans mes dires et plus d'assurance dans mes propos, car cela fut un long combat.

Ma première épreuve, une fois une formation terminée, fut le retour au domicile familial, ayant aucune envie de revenir au « berceau », mais Dieu avait son plan bien établi. Je me suis mis à la recherche d'une opportunité afin de pouvoir m'extirper de cette situation dans les plus brefs délais. Après des envois de CV et de lettres de motivation pendant une longue période, je fus étonné que le résultat soit le même à chaque fois : aucune validation de ma candidature. Certes l’expérience manquait, mais la détermination et le savoir-faire étaient bien présents pour le poste de dessinateur projeteur.

Alors je commençais à vouloir comprendre. Mon dernier entretien me mit à nu : la responsable de recrutement me mit sur la route de la révélation. Elle avait reçu la visite et l'appel de membres de ma famille avec des informations calomnieuses afin que je sois dans l'échec.

Alors je compris que le combat ne serait pas une affaire de temps, mais hélas de vie ou de mort. J'ai compris très rapidement que tous les événements d’échec et de problèmes n'avaient qu'une seule source et un seul objectif.

Mais ce qui me dépassa dans un premier temps, c’est que la plupart se donnent bonne figure dans la religion, ayant soi-disant pour vertu les saintes écritures. Je ne saurais vous dire quelle écriture ils parcourent, mais j'ai persisté afin de trouver Dieu. Il me fit grâce de pouvoir, dans un premier temps, obtenir un poste de créateur de contenu dans une association en décembre 2025, alors que mes recherches avaient commencé en mai 2024.

Cela étant dit, ce poste ne permettait pas d'obtenir l’étendue de mes attentes financières ni de répondre à la vision que j'avais reçue de mon avenir ainsi que de celle de ma progéniture. Mais c'était une bénédiction qui ouvrit des portes, alors mes recherches continuèrent. Arrivé à une situation, voici ce que mon esprit reçut :

« S’ils ne veulent pas t'embaucher alors toi, crée afin d'embaucher. »

Alors la mission de l'entrepreneuriat commença. Les harcèlements en tout genre commencèrent : moral, spirituel, physique ; des réveils en pleine nuit ; modification de mes documents en mon absence sur mon ordinateur (ils faisaient venir des personnes lorsqu'ils n'avaient plus la capacité d'intervenir intellectuellement). Tout ce qui était bon pour me ralentir ou me nuire était devenu leur raison de vivre.

Mais Dieu dit un mot et mon entreprise fut créée en septembre 2025 (Art&Design.gds), une bénédiction et une grâce.

Cela fut le début d'une grande aventure, dans l'espoir d'aboutir à la finalité du projet.

Mais dans cette infime partie de récit, voici les écritures qui me parviennent :

Romains 12:19
Louis Segond Bible
Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.

 

#Godson

 

Page 22

La famille 2,

Souvent acculée par des événements familiaux, est soumise à des épreuves de la vie inattendues. Beaucoup trouvent pour échappatoire l’alcool, la drogue ou divers moyens de « lâcher prise ». Il existe plusieurs cas similaires, non diagnostiqués et non suivis par un encadrement ; souvent ces situations finissent mal et mènent parfois à l’idée d’ôter la vie. Mais avant d’en arriver là, il existe plusieurs étapes : nous y reviendrons pas à pas.

Je tiens à souligner qu’il n’y a pas une famille meilleure qu’une autre : chacune a son propre placard à squelettes. Déterrer ces secrets n’est pas notre objectif ; il s’agit de préparer les générations à venir afin de faire face à toutes les éventualités possibles.

Rentrons dans le vif du sujet sans tergiverser. Cela a pris du temps, mais mon cœur s’est ouvert : beaucoup de nos familles ont, pour racine, la sorcellerie comme première pratique « religieuse ». Je ne parle pas seulement du continent africain ; historiquement, on retrouve cela en Occident comme en Orient, aux quatre coins du monde. Chaque continent le pratique parfois différemment, mais les similitudes sont bien présentes et l’objectif reste le même.

On parle de dévotion à Satan : on retrouve différentes phases — sacrifices d’animaux, d’humains, viols, incestes, orgies, pédophilie… La liste des pratiques macabres est longue. Nos familles réalisent ces actes pour obtenir argent, santé, réussite, succès ou enfants. Il est temps de nommer ces choses. Souvent, des enfants sont initiés sans leur consentement afin d’être éduqués dans ces pratiques.

Les témoignages abondent ; des courts-métrages dénoncent ces pratiques. Ils prennent le temps de détruire la vie de leurs propres enfants dans l’objectif d’être guéris d’une maladie ; des neveux et nièces sont violés pour « récupérer » une prétendue santé satanique ; des enfants sont sacrifiés lors de rites cannibales ; des jeunes filles et garçons sont drogués pour être abusés sans qu’ils n’aient de souvenir. On oublie que la chair a une mémoire et que l’esprit garde ces traumatismes à vie. Les conséquences sont irréversibles sans l’intervention de Dieu. Qui, sachant cela, laisserait ses propres enfants en leur compagnie ? Qui voudrait donner la vie dans de telles circonstances ?

Certains diront : « N’ont-ils pas fait ce que leurs parents ont fait ? » Je réponds que nous sommes responsables de nos propres actes devant Dieu : chacun sera jugé pour ses actes avec l’intégralité de ce qu’il a commis, sans rien omettre.

Vous verrez que chaque famille comporte un « bavard », celui qui commence à parler de ces choses dès l’enfance. Il devient une cible pour sa propre famille : les moyens employés pour le faire taire n’ont aucune limite, car leurs actes sont si vils qu’ils connaissent les conséquences aux yeux des autorités de ce monde, mais se moquent de ce que Dieu peut faire.

La liste des procédés est longue : menaces, viols, intimidations, destruction de la réputation, accusations calomnieuses… Tout est bon pour isoler cette personne et la rendre plus facile à manipuler, juste pour la faire taire. Certains en viennent à penser que la mort est la seule solution. J’aime cette expression d’un légiste qui dit : « Même les morts peuvent parler. »

J’ai la conviction que Dieu ne laisse rien arriver sans un but précis. Aucune épreuve n’est trop grande pour ses enfants : parfois douloureuse et difficile à supporter, l’épreuve peut toutefois conduire à une victoire selon notre Seigneur. Ces sacrifices obligent parfois à vivre dans la solitude, à fuir des situations, à perdre tout ce pour quoi l’on a combattu, simplement pour que l’on gagne la vie et que notre existence devienne un témoignage vivant pour les autres. Aucun de nous n’est meilleur qu’un autre, mais rien n’oblige à reproduire les erreurs passées.

2 Timothée 4, v.7-8 (Louis Segond) :
« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. »

#Godson

 

page 23

Le mariage,

une partie de chaque vie, souvent attendue ou crainte par certains, mais il est défini comme un bonheur partagé, un échange, une union de deux êtres afin que la joie soit le fruit de cette grâce. Il est enseigné sous plusieurs formes, mais toujours bien vendu. Les témoignages des anciens sur le mariage sont souvent la réalité. J’aime écouter leur déroulé, car leur expérience est une véritable bénédiction sur les principes et les valeurs du mariage.

J’ai longtemps vu le mariage comme une perfection. Nous avions pour modèle nos parents. Les miens, sur ce principe, ont toujours été exemplaires : jamais un mot au-dessus de l’autre en notre présence. Ils nous ont toujours montré une relation d’unité au sein de leur couple. J’ai donc pris cela pour argent comptant. J’ai vite déchanté. Mais cette histoire mérite bien plus que quelques mots, alors accordons-lui quelques lignes. Mon cœur s’ouvre.

Dans un premier temps, nous n’avions jamais connu d’enseignement spirituel sur le mariage. Nous avions été éduqués sur plusieurs valeurs et principes, mais nous n’avions que nos yeux pour « juger » ce qui était bon ou mauvais. Une fois le cap de la rencontre passé, me voici dans une période de ma vie où j’organise des fiançailles. Une organisation assez particulière, car j’étais dans l’attente d’un enfant. Une période de ma vie où la planification des actions se faisait selon ma volonté, oubliant celle de Dieu.

Nous avions donc organisé cela lors d’une journée où la famille et les amis étaient présents. Les présentations se font, et nous recevons la bénédiction pour la suite des événements. La journée se termine avec une date fixée pour la prochaine rencontre afin de célébrer cette union.

Nous commençons à planifier les tâches, les intervenants et à budgétiser. Le lieu du mariage est trouvé : un domaine qui permet d’accueillir nos familles et amis, avec un choix de ville stratégique afin que chacun puisse être présent. Les préparatifs se font, les rendez-vous s’enchaînent avec les prestataires. Nous étions deux, mais maintenant nous sommes trois avec la venue de notre fils. Les paramètres sont modifiés.

Après être arrivés à trouver la totalité de ce dont nous avions besoin pour ce jour, les invitations sont envoyées. Parfois, un déplacement est nécessaire auprès de certaines familles par respect.

Nous voilà dans une phase où les complications commencent. Le budget prévu se voit dépassé, donc les recherches de solutions se font auprès de nos familles, qui répondent favorablement. Ceux qui ont été sollicités ont répondu, mais cela demandait une sacrée organisation. Les problèmes ne faisaient que commencer : voiture en panne, puis vient le clou du spectacle… nous apprenons que le domaine prévu pour notre mariage venait d’être brûlé, deux semaines avant.

Vous imaginez à ce moment l’impact de la nouvelle. Il fallait repenser la logistique en deux semaines, changer les invitations, mais avant tout trouver un autre lieu. Une bataille financière et mentale.

Après des recherches acharnées, nous avons trouvé un lieu. Une fois la visite réalisée et validée, nous voilà soulagés de cette étape. J’ai pour nature d’aller toujours au bout de mes actions, jadis mauvaises ou bonnes, avec une détermination immuable en toute circonstance. La pression monte jusqu’au jour « J ».

Nous y voilà : enchaînement de la mairie, puis de notre cérémonie religieuse, une célébration extérieure. Peu importe la suite des événements, à ce moment-là, je vous assure que ma joie était inimaginable. Réussir cet exercice de funambule afin de mettre un terme à ce projet fut un immense soulagement.

Un soulagement mêlé à un épuisement physique et mental. J’avais perdu plus de quatre kilos, amaigri par les soucis, flottant légèrement dans mes costumes. Mais le jour tant attendu fut arrivé. Ce n’était que l’arbre qui cachait la forêt.

Je n’ai pas été un modèle de bon mari dès le départ, sachant que j’avais déjà des cailloux dans ma chaussure. Nous voilà mariés, engagés dans une aventure qui a marqué ma vie comme on marque un animal au fer rouge.

Je vous laisse ce passage qui marque mon esprit après ces quelques lignes :

Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal épargné par la souillure : ceux qui se livrent à l’immoralité sexuelle et à l’adultère, Dieu les jugera.
Hébreux 13:4

#Godson

 

page 24

Mariage 2

Je vous ai effectivement laissé quelques semaines avant de pouvoir enfin déposer sur ces quelques lignes les réalités du mariage qui ont vraiment impacté ma personne.
Alors me voici à nouveau dans cette position où je dépose ce récit entre vos mains, mon cœur s’ouvre.

Après cette grande parade nuptiale, finie la vraie vie ne commençait pas, car effectivement j’avais déjà un enfant avec ma femme et nous vivions déjà par le passé ensemble.
Le changement était administratif et psychologique.

Dans un premier temps, on regarde à sa gauche un anneau au doigt ; pour beaucoup, cela veut dire que le « dossier est réglé », et d’autres voient le combat qui commence.

À cette époque, je n’avais pas cette maturité pour comprendre l’envergure du mariage, encore moins les responsabilités qui incombent d’avoir une épouse.
Les premiers jours après la cérémonie, je me retrouvais déjà dans un regroupement où une de mes ex était présente. Je n’y voyais rien de scandaleux, mais en réalité cela n’était qu’un piège pour mon couple ; une paranoïa s’installa à compter de ce jour.

Je repris toutes mes activités professionnelles comme personnelles.
De retour sur mon lieu de travail après les félicitations, vint la tentation.

Effectivement, j’avais déjà un dossier assez chargé d’échanges avec l’agente féminine à cette époque. Je pensais qu’une bague à mon doigt serait « le talisman » qui repousse ce genre de chose.
Effectivement, la fiction a ses limites ; bien au contraire, cela fut une motivation, comme un trophée à obtenir.

De même, je n’y voyais rien en particulier à continuer ma sale besogne en conquête de femmes.
Les rendez-vous s’enchaînent, les relations sexuelles également, un planning assez bien organisé afin d’éveiller le moindre soupçon, pensais-je.

Effectivement, j’étais surveillé par une personne qui, on aurait cru, avait été dans l’espionnage.
Chacune de mes actions était suivie, racontée ; ceux mêmes qui m’accompagnaient ou m’invitaient étaient les commanditaires des récits en mon absence.

Vous vous demandez si j’ai de la rancune envers ceux que l’on considérait comme amis et qui se retrouvent à vouloir vous faire tomber ; en vérité non, car ce sont mes propres choix.
On ne m’a jamais menacé ou obligé à quoi que ce soit, donc je suis responsable de mes actions.

La drogue, à cette époque, était devenue monnaie courante dans mon couple.
Je consommais quasiment 4 à 10 joints par jour, être présent sans être présent.

Certains instants, je prends un temps de nos jours pour rendre grâce à Dieu sur ce sujet en particulier, car si je suis encore en vie, ce n’est qu’un miracle.
Cela ne justifie en rien mes choix, encore moins mes tromperies envers mon ex-femme.

Les conflits conjugaux s’amplifient de jour en jour ; certaines saisons sont calmes, d’autres plus violentes que d’autres.
Mais je ne voyais que mon irresponsabilité à cette époque, je ne pouvais pas imaginer la vie que menait mon ex-femme.

Les faits furent révélés bien après notre séparation, voire notre divorce.
Mais nous avons commis énormément d’erreurs ; le manque de vigilance a détruit le peu que nous avions construit.

Malgré les multiples tentatives de rafistoler ce vase cassé, nos chemins ont pris des croisées différentes.
Ai-je de la rancune ou une haine ? La réponse est non.

J’ai ma part d’irresponsabilité, car aucun de mes choix ne se sont reposés sur Dieu.
Nous avons effectivement pris le chemin de la foi à un certain niveau dans les dernières années de notre couple, où Dieu avait commencé à faire un travail.

Nous étions suivis par un couple d’évangélistes ; l’intégration de cette famille spirituelle a été bénéfique en tout point.
C’était un nouveau départ, ma vie a fait un autre tournant.

J’avais arrêté la drogue, puis totalement la cigarette, et j’étais devenu plus que fidèle.
Oui, effectivement, je vous le dis, un miracle : les trois dernières années m’ont appris le respect de la femme et la prise de conscience du pardon et d’être pardonné.

Je n’étais pas parfait en aucun cas, mais j’aspirais à devenir un meilleur mari et père.
Mais effectivement, un couple, c’est à deux ; les décisions ne peuvent être imposées.

Nous n’avons pas échappé au divorce.

Je vous laisse avec ce passage des Écritures qui monte sur mon cœur :

De la poussière il retire le pauvre,
Du fumier il relève l’indigent,
Pour les faire asseoir avec les grands,
Avec les grands de son peuple.
Il donne une maison à celle qui était stérile,
Il en fait une mère joyeuse au milieu de ses enfants.
Louez l’Éternel ! PSAUME 113/7-9

#Godson

 

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Le Divorce

La définition reste la même pour tous : une union qui ne vient pas se séparer, mais bien se déchirer littéralement. J’ai eu beaucoup de témoignages de personnes sur le sujet, sur la traversée de leurs émotions, sur leurs choix au moment de la signature des papiers, ou encore sur le temps que cela a duré en démarches administratives afin d’obtenir un accord des deux parties pour enfin se libérer juridiquement des responsabilités qui incombent aux deux parties.

Plusieurs étapes sont nécessaires pour réaliser ce qui, pour nous, était jadis un « gros mot », devenu aujourd’hui banal et prenant de plus en plus d’ampleur dans nos familles, nos cercles de vie, proches comme lointains. Un sujet qui a causé plus de dégâts que mon cœur ne pensait pouvoir supporter. L’aspect psychologique et moral est touché dans tous les sens. Le remède existe pourtant, alors je vous ouvre mon cœur.

Dans un premier temps, je me suis dit qu’après tout ce que j’avais fait endurer à mon ex-femme, je lui devais une attente, car toute décision peut être réversible. Après une méditation sur le sujet, je nous ai accordé une année avant de prendre quelconque décision définitive. Une année de souffrance où les jours devenaient des années de harcèlement.

Mais je fus bien entouré spirituellement. Les occupations, entre les réunions et les activités, comblaient un vide inimaginable. L’amour que je ne recevais plus fut comblé autrement, ce qui me donna un souffle nouveau. Mais la solitude restait bien présente. À ce moment-là, pour seule compagnie, mon chien, resté fidèle comme le dit le dicton. Rien ne remplace une famille, encore moins celle de notre sang.

Cette année fut écoulée. Je pris alors des informations juridiques afin d’obtenir le moins de dégâts possible dans nos vies. Je finis par comprendre que l’idéal était un divorce à l’amiable. Je me rapprochai d’une première avocate dans ma ville, tout en comprenant que si je me lançais dans une telle procédure, faire marche arrière ne serait plus possible : mon oui devait rester mon oui, et mon non, mon non.

Je me mis donc à lancer la procédure, mais mon avocate ne suivait pas le dossier avec la rapidité que j’espérais. Malgré plusieurs tentatives de rendez-vous sans succès, je décidai de me rapprocher d’une autre consœur près de mon lieu de travail, dans l’espoir que cela avance plus rapidement.

À cette époque, j’enchaînais deux postes de travail pour noyer cette douleur. Le travail avait pris une telle place dans ma vie qu’il devenait la seule raison de me lever le matin, ce qui m’a permis de me maintenir à flot physiquement, mentalement, psychologiquement et financièrement. Car tout a un coût, effectivement.

J’enchaînai les rendez-vous. Le premier avorta en raison de l’absence de l’une des parties. C’est alors qu’un certain niveau de sagesse atteignit mon cœur. J’ai compris que si j’agissais dans la colère, malgré le fait que toutes les démarches étaient sous ma responsabilité et que j’étais prêt à financer les deux parties, une opposition faisait barrage. Comme si ma vie n’avait pas subi assez de dommages.

Pourtant, une paix envahit mon cœur et me fit comprendre comment agir envers mon ex-femme. Dans une douceur et un calme inimaginables, les échanges se firent par téléphone, chacun raisonnant avec sa propre raison.

Je pensais avoir réussi, mais vint alors la partie des négociations, les arrangements concernant nos enfants. Cela prit encore du temps, mais un accord finit par être trouvé pour le bien de tous. Il ne s’agissait plus alors que de signatures de documents et d’attente.

Cette période fut pour moi l’une des pires épreuves. Cette liberté était à portée de main après tout ce temps. Je n’ai souhaité cela en aucun cas, mais dans certaines situations, il faut faire au mieux, pas forcément ce que nous souhaitons ou voulons.

Mon cœur ne trouve pas d’autres mots à vous soumettre, mais mon esprit, lui, s’attache à l’écoute de celui-ci :

Jacques 1:12-15 (NBS)
Heureux l’homme qui endure l’épreuve ! En effet, après avoir été éprouvé, celui-là recevra la couronne de la vie qu’il a promise à ceux qui l’aiment.

#Godson

 

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Le Divorce 2

Après réflexion, je ne savais pas vraiment quoi dire de plus pour un deuxième chapitre de cette étape. Mais en réalité, je pourrais en faire un livre sur les différents aspects du divorce : les étapes, la souffrance… Cependant, je vais condenser cela seulement sur ces quelques lignes pour aujourd’hui. J’ai envie de dire que le passage judiciaire est fini. Maintenant vient l’aspect véritable de la vie. Passer de marié à divorcé est une chose, mais la vie de célibat en est une autre. Alors j’ai mis du temps, mais voici à nouveau mon cœur qui s’ouvre.

Je vivais une situation assez aisée financièrement jusqu’à ce que cela arrive aux oreilles des jaloux. Je ne pensais pas que l’attaque viendrait de mon propre camp. À cette époque, j’avais encore l’innocence, aucun discernement, aucune prise de hauteur face aux situations. J’ai perdu la première partie du match. J’ai effectivement perdu mes deux travails, l’un à la suite de l’autre. Situation dure, mais une expérience sûrement nécessaire, qui changea ma vie sur tous les points. Le voile se déchire enfin, les loups déguisés en moutons se dévoilent réellement.

Avec le temps, j’ai compris une chose et pris une décision ferme pour que cela perdure jusqu’à mon dernier souffle. Tout ce que j’avais perdu, je comptais le récupérer, peu importe le temps, peu importe l’adversaire en face de moi. Je ne reculerais devant rien, peu importe le sacrifice que je devais faire et la douleur à endurer. Si cela était nécessaire, il le fallait. Je ne pensais pas que mes mots seraient pris au sérieux. Au final, les sacrifices devenaient plus nombreux que les bénéfices dans un premier temps. Je ne voyais pas pourquoi je donnais autant de ma personne et récoltais peu.

Jusqu’au soir où mon discernement prit place. La vision me fut accordée. Alors j’ai saisi les choses différemment. Avoir la compréhension des choses, comprendre ce qui t’entoure, te permet une anticipation énorme. Quand Dieu guide la main d’un homme, elle ne peut qu’être victorieuse.

Mais avant de perdre mes deux travails, mon dernier rendez-vous professionnel marqua ma vie. Un échange sur mes possibilités, qui à ce moment était incompréhensible pour moi. Mais aujourd’hui, les tâches à effectuer sont plus claires que jamais. Alors, ayant tous les outils nécessaires pour mener bataille, une quête de vérité, une soif inimaginable de vengeance m’envahit dans un premier temps. J’avais le cœur fermé.

Alors un chapitre des Écritures calma mes ardeurs et mes envies en une nuit : l’histoire de Job fut le médicament de mes maux. J’ai compris comment Dieu pouvait agir. Les Écritures furent pour moi une source sans fin de repos et de solutions à chacun de mes problèmes. Je me donnais à cœur joie à la lecture pour comprendre et discerner la vérité. Plus je lisais, plus mon esprit, mon âme et mon cœur comprenaient la vérité et savaient la discerner. J’aiguisais mon esprit simplement à la vérité.

Je me suis enfermé plusieurs semaines, simplement à effectuer deux tâches : la prière et la lecture. J’en suis ressorti changé. Ma perspective de la vie avait pris un autre tournant. Une faim de la parole était plus profonde, une soif de victoire grandissait en moi chaque jour. Le début d’une longue formation. Le chemin ne serait en aucun cas parfait, mais certain de la terminaison des événements. Cette assurance que donne le Seigneur et cette paix étaient inimaginables.

Plus j’échangeais avec des personnes, plus mon esprit discernait la vérité et le mensonge. Cela me guida sur beaucoup de points de ma vie basés sur des mensonges. Cela m’a permis de commencer à écrire mes souffrances, mes joies, mes peines, ma douleur, ainsi que les délivrances que Dieu m’accordait. Alors je me suis mis à réaliser et à suivre le plan qu’Il avait mis en place. Je savais que ce ne serait pas facile, en vue de mes erreurs passées, mais j’avais plusieurs raisons de vouloir obtenir gain de cause.

Je menais plusieurs combats sur plusieurs fronts : certaines addictions à stopper, éviter de retomber dans d’autres, et obtenir un travail dans les plus brefs délais. Il a fallu deux mois pour rebondir, Dieu fit grâce. Mais dans cette bénédiction, j’ai fait l’erreur de baisser ma garde, cela me coûta mon poste. Une longue période venait d’être créée où j’allais devoir me former pour être où je devais être.

Alors je fis abstraction de toute remarque pour avancer. Je n’ai connu aucune souffrance pareille. Je pouvais parfois sentir mes entrailles tant je me lamentais devant le Seigneur. Mes larmes devenaient une source, ma peine une couverture, ma douleur un socle. Mais pas une fois je n’ai senti la main de Dieu s’éloigner de moi. Alors, chaque fois que je posais un genoux à terre, je me relevais. Les chutes furent énormes, l’une après l’autre. J’ai pensé en finir, mais je remarquai que c’était comme un cycle : les mêmes actions mauvaises revenaient, les mêmes pièges, afin de me faire tomber.

L’obstruction à ma vie professionnelle, l’éloignement de personnes que j’aimais… Alors j’ai pris le taureau par les cornes afin de briser cette boucle. J’avais besoin de stabilité afin d’avancer. Peu importe la voie que je prenais, les oppositions se mettaient en place, voulant à tout prix que je reste et perdure dans l’échec, afin de demeurer avec certains dans leur état assez dégradant. Mais le plan de Dieu surpasse leurs complots. Pour autant, je reste vigilant, je veille sur moi plus que jamais.

Dans toute cette période, j’ai effectivement trouvé du réconfort futile et éphémère dans les bras de certaines femmes. Certains avaient pris pour objectif de me caser avec une prétendante qu’ils avaient choisie, croyant que je n’y verrais que du feu. Alors j’ai participé à leur petit jeu quelque temps, jusqu’à un temps.

Voici un passage qui me tint sur le cœur :

Psaume 91:7
Louis Segond
« Que mille tombent à ton côté,
Et dix mille à ta droite,
Tu ne seras pas atteint. »

#Godson